. W i l l k o m m e n.

. W i l l k o m m e n.
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L ' e n f a n t. P e r d u
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'888888888888888888888888888--''
''88888'8Je ne suis que Toi.88888888''
''888888888888888888888888888--''
''888Il sera le fruit de notre Amour.8--'''
''888888888888888888888888888--''
''88888888Notre Combat888888888'''
''888888888888888888888888888--''
''888888Tu vis à travers Lui 8888888'''
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1oo 2oo 3oo 4oo 483 5oo 6oo 7oo 8oo 9oo 1ooo


F i c t i o n . T e r m i n é e



Nouvelle Fiction : Fully Alive


Sorrow------


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# Posté le mercredi 25 juin 2008 16:38

Modifié le vendredi 03 octobre 2008 20:14

.Prologue : « Avoir un enfant, cela revient à appartenir à quelque chose de plus grand que soi. ».

.Prologue : « Avoir un enfant, cela revient à appartenir à quelque chose de plus grand que soi. ».



P r o l o g u e


Sur un air de Bensé




« On fabrique des histoires pour les enfants car il faut bien qu'ils nous excusent de les avoir mis dans un monde si laid ! »


-----Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les contes de fées existaient ? Pourquoi on cherchait toujours à embellir le monde d'histoires en tout genre : celles où l'amour règne en maître ? Celles où un homme sauve une femme pour enfin l'épouser et lui donner une famille digne de ce nom ? Moi je me suis demandé pour enfin trouver une réponse. Dans ce monde rien n'est beau, rien n'est éternelle ; rien à part l'amour.

-----Je vais vous conter une belle histoire. Elle a un commencement, celui où tout est beau. Et puis une fin, une sorte de dénouement qui nous conduit à une autre histoire. Identique ou différente, ça n'a pas d'importance car seul le voyage compte.

-----Mon conte ne sera pas féerique, ni même celui d'un homme et d'une femme. Il sera plutôt celui de deux frères qui pour se sauver devront donner bien plus que leur vie.

-----On doit tous avoir une raison de vivre. Leur combat naîtra d'un sentiment, d'un désir.

-----Parce que l'amour à ses raisons que la raison ne comprend pas. Même pas Eux*.


« On fabrique des histoires pour les enfants car il faut bien qu'ils nous excusent de les avoir mis dans un monde si laid ! »




-----I l . é t a i t . u n e . f o i s ...



-----Dans une chambre blanche, dormait une femme sur un lit. Une main posée sur son ventre rebondit. Elle dormait profondément. La porte s'ouvrit et un homme s'approcha du lit. Il posa une de ses mains sur le front de sa femme et l'autre sur son ventre. La jeune blonde se réveilla, papillonnant des cils. Elle tomba sur un sourire amoureux et heureux. L'homme se décala et de son bras il indiqua un berceau. La jeune femme se mit à chercher des yeux quelque chose. L'homme se pencha vers le berceau et le tira vers le lit doucement.

« Regardes mon amour ! »

-----Dans le lit reposait deux bébés, étroitement liés. Ils dormaient paisiblement, se tenant la main. Les infirmières avaient été étonnées par cette scène plus que rare mais tellement attendrissante. La jeune femme avait les yeux remplis d'étoiles. Elle était si heureuse. Ses enfants, ses bébés, sa chair et son sang. Elle serra la main qui se trouvait sur son ventre, elle se sentait pourtant vide. Passer tellement de mois avec deux êtres en elle ne laissait pas indifférent.

-----Elle retira la main qui reposait sur son ventre et la dirigea vers le berceau. Elle frôla la main du premier bébé ; c'était le plus grand et le plus fort. Elle caressa doucement son poignet où se trouvait un petit bracelet ; Bill Kaulitz. L'autre bébé était plus chétif. Ils ne l'avaient découvert que quelques jours avant l'accouchement, caché derrière son frère. Tom. Il était complètement contre Bill, la tête collée au dos de ce dernier. Ce ne fut que lors de la dernière échographie que l'obstétricien avait vu Tom.----- Une petite boule humaine. -----Un peu trop petit pour ce stade de la grossesse mais rien de vraiment alarmant.

-----Maintenant ils étaient dans un berceau, partageant le même. Après leur naissance, ils avaient été séparés pour les examens habituels. Ils n'avaient cessé de pleurer, voir hurler. Les infirmières furent obligées de les mettre dans le même lit. Ils avaient besoin l'un de l'autre.

-----La porte de la chambre s'ouvrit sur le médecin qui s'occupait des jumeaux ; leur pédiatre. Il se posta devant le lit, souriant devant le magnifique tableau. Il avait une chemise dans ses mains. Il l'ouvrit et inspira profondément.

« Madame Kaulitz, Monsieur. Nous avons fait plusieurs séries d'examens à Tom, vu que nous ne connaissons son existence que depuis quelques jours. Nous avons détecté une anomalie. »

-----Le c½ur de la mère accéléra sa cadence. Elle sera la main de son mari. Que pouvez bien avoir son petit garçon ?

« Il s'avère que votre fils est atteint d'Hermaphrodisme Vrai. »

-----Ils ne comprenaient pas.----- Atteint. Malade. Danger. -----C'était une chaîne tellement évidente qu'elle ne pouvait pas aller dans un autre sens. Le médecin s'approcha du berceau. Bill ouvrit ses grands yeux noisettes, les plantant dans ceux de l'homme. C'était comme un message : « Ne le touches pas ! ». Le pédiatre se saisit de Tom. Bill semblait perdu et juste la moitié de lui sans Tom, arraché d'une partie de son coeur. Il avait soudainement froid. Tom fut déposé sur le lit et se retrouva vite nu. Les cris des bébés déchiraient le silence. Leur père, Jörg se saisit de Bill et le déposa près de son frère. Ils hoquetaient toujours mais les pleures avaient cessés.

« Regardez ! Vous voyez votre fils possède des organes génitaux mâles. Mais en lui, c'est bien différent. »

-----Il sortit une feuille de sa poche. Il s'installa sur le tableau lumineux de la chambre. On pouvait y voir le bas ventre d'une petite fille. Très clairement !

« Voici la cavité pelvienne de votre fils. Il possède aussi des organes femelles. Ici, il y a les trompes et juste là ; l'utérus. »

-----Le voile de la confusion s'éleva, laissant place à un état de désarroi. Comment est-ce possible ? Que c'était-il passé pour que ce genre de chose arrive ? Simone rhabilla rapidement Tom et le serra contre sa poitrine.

« Je suis là pour vous demander de faire un choix. Votre fils à deux sexualités ; fille et garçon. Il faut faire un choix entre les deux. Nous pouvons procédé à une opération, nous lui substituons une de ses sexualtés. Il n'aura plus qu'un sexe mais son code génétique restera celui d'un homme et d'une femme. »

-----Une décision.

« Je suis désolé mais nous ne pouvons pas prendre ce genre de décision. C'est à Tom de décider. Il va grandir ainsi et quand il aura l'âge il prendra ses propres décisions.
_ Je vous comprends Madame. Mais sachez que Tom va développer des caractères sexuels féminins et masculins. Ceci risquerait d'être dur à vivre pour lui. Il aura une poitrine et ses règles. Sur le corps d'un garçon, c'est assez inconvenant. Et psychologiquement, ce n'est pas non plus la meilleure des choses.
_ Il y a une solution pour les stopper.
_ Oui mais c'est encore au stade expérimental. Le cas de votre fils est très rare, nous ne comptons qu'une centaine de cas. S'il les prend, il aura l'aspect d'un garçon. Ses menstruations seront stoppées mais il restera, si il arrête le traitement, fertile donc apte à avoir des enfants.
_ C'est notre fils mais nous ne sommes pas maître de sa vie. Alors nous allons prendre ce traitement et plus tard il avisera lui-même de sa sexualité et de son futur. »


-----Le pédiatre sortit de pièce et se dirigea vers son bureau. Il entra, marchant vers le centre de la pièce quand la porte claqua. Il se retourna en sursaut, faisant face à un homme, tout de noir.

« Alors ?
_ Il va prendre le traitement monsieur. L'enfant sera suivit en permanence.
_ Très bien ! Bon travail docteur. Nous avons enfin notre cobaye. »


-----Il posa une enveloppe sur le bureau et sortit discrètement de la pièce. Le pédiatre s'avachit sur sa chaise. Il posa ses mains sur le bureau, encadrant un dossier où l'on pouvait lire.

Tom Kaulitz
o1-o9-1989
Sujet oo5-Herm


-----Dans leur berceau, les deux frères dormaient, serré l'un contre l'autre. Ils avaient besoin de cette chaleur. Bill le protégeait...

Ensemble pour ce moment que l'on appelle la Vie.







Sorrow------

# Posté le mercredi 25 juin 2008 18:04

Modifié le mercredi 03 juin 2009 10:20

.Chapitre o1 : « Si la vie n'est pas rose, elle est de quelle couleur ? ».

.Chapitre o1 : « Si la vie n'est pas rose, elle est de quelle couleur ? ».


C h a p i t r e ---o 1


Sur un air de Incubus




-----Simone et Jörg étaient dans leur voiture, roulant vers leur nid douillet. Les jumeaux étaient à l'arrière de la voiture près de leur mère. Tom dormait, cet enfant consacrait la plupart de ses journées à cette activité, obligeant Simone à le réveiller pour qu'il se nourrisse. Mais même là, il ne mangeait que le minimum. Les médecins leur avaient expliqué que cette attitude était tout à fait normale pour un enfant dans son cas. « Cas », Simone détestait ce mot. Son fils avait juste eût un don de la nature. Celui d'être un homme pouvant donner lui aussi la vie. Être mère !

-----La voiture s'engagea dans une allée. Au loin une petite maison de plein pied se présentait. Simple mais chaleureuse. La voiture se stoppa. Le père ouvrit sa portière et sortit. Un vent froid lui piquait le visage. Il remonta son col et courut vers la porte d'entrée de la maison. Jörg l'ouvrit et retourna près de la voiture. Il sortit Tom et laissa son épouse s'occuper de Bill.

-----Les garçons étaient dans leur berceau, spécialement confectionné pour eux. Assez grand pour deux bébés. Ils portaient un petit pyjama bleu avec sur le devant leur prénom brodé en blanc. Ne connaissant pas cet endroit, ils regardaient vivement autour d'eux. L'étroitesse du ventre de leur mère était tellement loin d'eux, qu'elle leur manquait. Ils étaient bien dans cette bulle d'eau. Au chaud et seulement eux. Tom finit par s'endormir bercé par la veilleuse. Bill regardait les images défiler sur le plafond. Il tourna doucement la tête vers son frère. Il aimait le ventre de sa mère car là-bas personne ne pouvait faire de Mal à Tom. -----Personne.

-----Un cri déchira le silence. Simone changeait Tom sur la table à langer. Cela faisait une semaine qu'ils étaient de retour à la maison et Tom ne cessait de pleurer. Le médecin était venu.

« C'est son corps qui réagit au traitement. Ce sont les effets secondaires ; douleurs abdominales. Ca passera quand son corps ne le considèrera plus comme un corps étranger.
_ Mais il souffre !
_ Ca va passer. Je vais vous donner autre chose pour calmer la douleur mais il ne faut pas que votre fils s'accommode à ça. Ce n'est vraiment pas recommandé. »


-----Simone ne savait pas quoi faire. Laisser son fils souffrir encore un peu ou lui donner cet autre médicament sachant qu'il en avait déjà tellement à prendre. Ce traitement pour sa bisexualité était déjà lourd. Même un adulte serait horrifié par la dose de petites pilules et par les piqûres quotidiennes.

« Je ne veux pas que Tom ait d'autres médicaments. Je vais essayer de trouver des moyens de calmer sa douleur sans solutions médicamenteuses.
_ Très bien ! »


-----Un enfant c'est un don. Un enfant c'est l'innocence. Tom était une poupée de porcelaine que le monde trimbalait de gauche à droite, ne se préoccupant pas de sa fragilité. Il avait tant de fois le visage inondé de larmes, les poings serrés par la douleur qui lui tiraillait les entrailles. Il mangeait toujours très peu. Seul le sommeil lui faisait oublier sa souffrance. Simone se perdait parfois dans ses pensées. Si elle avait décidé pour son fils, s'il avait été opéré, souffrirait-il toujours autant ? Et quand, il sera grand, la douleur sera-t-elle toujours là ? La nuit elle se collait à son époux et noyait son cou de larmes et de doute. -----I n. t h e. S o r r o w. -----Jörg essayait de la calmer, lui soufflant que ce genre de décision était lourde de conséquences et que Tom ne lui en voudra jamais de lui avoir laissé le choix. Elle était sa mère et quoiqu'elle fasse, elle le fait toujours dans l'intérêt de ses enfants. Parce qu'elle les aimait bien plus que l'Amour d'un Homme pour Dieu. -----C'était immense et aussi haut que les étoiles.

-----Dans un bureau de l'hôpital, le pédiatre triait des papiers. Quelques fiches et dossiers de patient. Trois coups brisèrent le calme de la pièce.

« Entrez ! »

-----La porte s'ouvrit, laissant une odeur de médicaments envahir la pièce. Un homme entra, fermant avec réserve la porte. Il s'approcha et prit place sur une des chaises.

« Alors comment se porte le cas oo5 ?
_ Des douleurs abdominales et des crises de larmes violentes.
_ Encore ces effets secondaires. Les vomissements ont disparu ?
_ Oui, il n'en a jamais eu.
_ J'en ferais part à nos chercheurs. Il me semble que ce cas se porte mieux que les quatre autres. Peut-être réussirons-nous cette fois.
_ Je l'espère car cet enfant a une famille qui...
_ Silence. Je n'ai que faire de savoir si oui ou non sa famille l'aime. Il n'est qu'un cas de plus. Alors épargnez-moi vos sauts de bonté.
_ Oui Monsieur.
_ Bien ! Tenez les autres médicaments pour oo5 et l'argent que l'on vous doit.
_ Merci.
_ Je vous dis à la semaine prochaine. Ah et venez à la clinique, le cas oo4 se porte vraiment mal. Je crois que c'est bientôt fini. Il n'a pas supporté le cinquième mois.
_ Oui Monsieur. »


-----L'homme se leva et quitta la pièce. Le pédiatre soupira et posa sa tête sur le bureau. Il se détestait de faire ça mais il n'avait pas le choix. Il releva la tête et son regard se posa sur une photo. Lui et une femme. Il faisait ça pour E l l e. Alors oui, quitte à se haïr, il devait le faire. Parce que lui aussi avait une famille et des responsabilités vis-à-vis d'elle. Il se redressa et sortit un dossier.

Peter Hofmann
13-o6-1969
oo4-Herm


-----Il ouvrit la pochette et en sortit une fiche. Il y avait une photo sur le haut de la page et toutes les informations concernant ce jeune homme de vingt ans. Les yeux du médecin s'embuèrent de colère. Être un homme de science et faire ça. Il avait failli à son serment. Celui d'Hippocrate. Il n'était pas digne du nom de médecin. Il inscrit à l'aide d'un stylo rouge sur le haut de la feuille : « Cas critique. Risque de décès. ». Que pouvait-il faire de si mal ? Et pourquoi ? Il reposa son stylo, referma la chemise et la plaça dans son porte dossier. Le médecin se leva de sa chaise, ôta sa blouse blanche pour enfiler une longue veste grise. Il se saisit de son sac et sortit de la pièce en prenant soin d'éteindre la lumière.

-----Dehors la pluie battait violemment. Il monta dans sa voiture et arriva bientôt devant un immense bâtiment gris. « qui ne ressemblais en rien à une clinique, et pourtant. Il gara son véhicule et s'engouffra dans la bâtisse. Il se trouvait dans un hall où reposait des chaises roulantes délabrées près des murs. Des papiers jonchaient le sol. L'atmosphère était étouffante. Tout semblait si lourd ici par manque de Vie. Il marcha vers une grande porte, il l'ouvrit dans un grincement atroce. Devant lui, plusieurs lits où reposaient des corps presque livides. L'odeur était presque insupportable et les gémissements de douleur donnaient la nausée. Une femme vint à sa rencontre, le saluant brièvement. Il la suivit et se retrouva dans une chambre. La pièce n'avait pas de fenêtre et seule une maigre lumière venait troubler l'obscurité. Un homme était allongé dans un lit. Il était jeune.

« Docteur Harburg, voici le sujet oo4-Herm. Il est à vous. »

-----Elle sortit, laissant le médecin seul avec « son patient ». Le jeune homme avait le visage crispé par la douleur et son front perlait de sueur. L'homme de santé souleva le drap et constata l'hémorragie du patient. Le drap était imbibé de sang.

« Bon Dieu de merde ! », jura Harburg.

-----Il écarta plus clairement les couvertures, les repoussant au pied du lit. On pouvait voir une bosse se former sur le ventre du jeune homme. Une grossesse. P e t e r. Harburg examina le jeune homme. Le sang sortait par voie rectale, ce qui n'était jamais bon signe. Il souleva la chemise chirurgicale de Peter. Son ventre tendu était violet et parsemé de taches noires. Le médecin eut un haut-le-c½ur. Une main se saisit de son poignet, il plongea son regard dans celui de Peter. Et dans un dernier murmure lourd de vérité :

« C'est mal et injuste ! »

-----Peter ferma les yeux. Son corps fût secoué de convulsions, son rythme cardiaque s'accéléra pour se stopper tout aussi soudainement.----- Il était mort. -----Un mince filet de sang sortait de sa bouche et son teint vira rapidement au blanc, plus qu'il ne l'était déjà. Harburg rabattit les couvertures sur le corps du pauvre garçon. Il sonna une infirmière pour constater la mort.

Peter Hofmann
Décès le 14-o9-1989
A 2oh54


-----La femme embarqua le lit pour le conduire dans une autre salle. Son dernier voyage.----- La morgue.----- Le médecin était resté dans la chambre, la tête basse. Encore un échec. Il pensa à Tom. Pauvre enfant. Puis à sa femme.

« Je vais tout perdre et je l'aurais bien mérité ! »

-----Cette nuit là, rien ne changea. Pas même les étoiles. Les heureux s'enlaçaient et unissaient leur corps dans une fusion parfaite. Les douloureux pleuraient dans le fond de leur lit. Les fétards buvaient encore et encore, inondant leur sang de ce liquide transparent. Et des mourants profitaient de ce qui leur restaient de vie. Rien n'est facile, rien n'est donné. Pas même le goût de la vie. Chacun à sa part de chance et la roue tourne. Ils auront leur tour. Les amants pleureront dans un verre d'alcool la mort de celui qu'ils aimaient.

La vie n'a de couleurs que pour les aveugles.







Sorrow------

# Posté le jeudi 26 juin 2008 04:16

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 10:27

.Chapitre o2 : « Se donner du mal pour les petites choses, c'est parvenir aux grandes, avec le temps. ».

.Chapitre o2 : « Se donner du mal pour les petites choses, c'est parvenir aux grandes, avec le temps. ».


C h a p i t r e ---o 2


Sur un air de Volo




-----Il faisait nuit et la maison des Kaulitz était loin d'être silencieuse. Des cris perçaient par-dessus les fracas des objets qui volaient dans la pièce. Simone et Jörg se disputaient. Encore. Les jumeaux avaient quatre ans, ils étaient assis en haut des marches. Tom serra dans ses petites mains un chiffon bleu et apporta son pouce à sa bouche, essayant d'étouffer ses sanglots. Ses joues se noyaient de larmes et son c½ur se pressait de douleur. Bill était assis près de lui, le serrant contre lui.

« Chut Tomy ! Faut pas pleurer. C'est bientôt fini, ils font se faire un câlin et dire pardon.
_ Non pas aujourd'hui ! »


-----Tom avait raison. Jörg était monté dans sa chambre, s'était saisit d'une valise et avait emporté avec lui le strict nécessaire. Il était devant la porte d'entrée ; Tom et Bill lui faisant face. Il posa sa valise et s'agenouilla devant ses fils.

« Tu t'en vas papa ? , demanda Bill.
_ Oui mon poussin. Ta maman et Moi, nous ne nous entendons plus. Et c'est mieux si je pars.
_ Tu nous aimes plus ?
_ Bien sur que non, Tom. Je vous aime tellement. Je viendrais vous voir les week-ends. Promis. »


-----Tom pleurait toujours contrairement à Bill qui lui ravalait ses larmes. Il devait être fort pour son frère pour qu'il puisse se rattacher à quelque chose d'autre que l'amour de ses parents. Le père enlaça le petit corps de Tom, embrassant maintes et maintes fois son front, le serrant aussi fort qu'il l'aimait. Son petit garçon, son courageux petit homme. Ce fut au tour de Bill, il le prit dans ses bras et lui souffla à l'oreille.

« Ne laisses personne faire du mal à ton frère. Jamais tu m'entends. Il est tout ce qu'il y a de plus innocent et pure. Protèges-le comme ta propre vie, Bill.
_ Promis ! »


-----L'homme s'écarta et sourit fièrement à son autre fils. Il l'admirait pour ce qu'il faisait pour Tom. Il savait que leur amour était plus fort que celui de simple frère, ils étaient tellement liés. Il se leva et sortit tel un coup de vent de la vie des jumeaux. Ils coururent jusqu'à là fenêtre. Le père entra dans un taxi, fermant doucement la porte. Les garçons avaient le nez collé à la fenêtre, laissant se former un écran de buée. La voiture démarra et emporta une partie de la vie des jumeaux. Les larmes coulaient toujours des yeux de Tom. Un mince sillon se forma sur la joue de Bill, ce dernier l'essuyant rapidement avec le revers de sa manche. Il se tourna vers Tom et de ses petites mains effaça les larmes de son frère. Il lui prit la main et l'entraîna à l'étage. Une fois dans leur lit, Bill embrassa la joue de son frère et l'attira contre lui. Ils devaient dormir.

-----En bas, Simone pleurait, pensant que ses enfants la porteront comme responsable de la fuite de leur père. Elle était si fatiguée et honteuse du dernier sujet de dispute qui était, pour dire vrai, toujours le même. « Tom » ou plutôt « Tom et ses nombreux traitement. », « Tom et ses incessantes douleurs ». -----Tom, -----Tom, -----Tom...

-----Ce soir là, ils étaient à table, mangeant en silence. Le visage de Tom se crispa et des larmes vinrent immédiatement se mêler à la nourriture qui se trouvait dans son assiette. Il entoura son ventre de ses petits bras, appuyant aussi fort qu'il avait mal mais cela ne servais à rien ça ne marchait plus. Simone se leva et écarta son fils de la table. Jörg courut dans la salle de bain, fouillant dans la pharmacie. Des boîtes tombaient, des flaquons se brisaient dans la violence des gestes du père. Il sortit une petite mallette et retourna près de sa femme. Tom était allongé sur le canapé, se tordant pour plier la douleur. Jörg posa la petite boîte sur la table basse, il l'ouvrit et en sortit une seringue. Bill regardait la scène avec colère, encore cette souffrance. Il n'en supportait pas la vue, alors comment Tom pouvait-il supporter d'être acteur de cette scène ? Simone souleva le haut de son fils, désinfecta à l'aide d'un coton un bas de son ventre. Le père planta l'aiguille. Tom hurla. Pauvre petit ange. Bill se jeta sur son frère, éjectant ses parents. Jörg rangea tout le matériel, plaçant la seringue dans une boîte spéciale.

-----Tom s'agrippait à son frère, noyant son cou de larmes. Il avait de plus en plus mal. Ces crises étaient violentes et tellement dures à supporter. Bill ressentait tout, sur chaque recoin de son corps, la douleur s'insinuait. Comme un venin, elle se faisait perverse. Les jumeaux restèrent blottit l'un contre l'autre et Tom prononça ces quelques mots qui furent une bombe dans le c½ur de cette famille.

« J'ai mal à mourir Bill et je veux pas mourir ! »

-----Bill étouffa un cri, son c½ur battait si fort dans sa poitrine que Tom le sentait contre la sienne. Simone stoppa tout mouvements, elle regardait ses enfants avec peine. Comment un enfant de quatre ans peut-il dire des mots aussi durs ? Elle regarda son mari, qui lui aussi était peu fier de cette situation. Leur fils souffrait, ils étaient impuissants et pire, ils en étaient partiellement la cause. Il ne souffrirait pas autant s'il avait eu cette opération. -----S'il était totalement un petit garçon.

-----Simone se réfugia dans sa chambre, suivit de près par son époux. Elle était devant la fenêtre, le soleil se couchait. Jörg se posta derrière elle, posant une main sur l'épaule de sa femme.

« Il faut faire quelque chose Simone. Il ne peut pas rester comme ça. Bon Dieu c'est notre fils. On ne peut continuer comme ça.
_ Tu parles de nous ou de notre fils ?
_ De tout. Notre famille part en éclat. Tu fuis de plus en plus. Seul Bill ne lâche pas son frère. Tu te rends compte.
_ Comment peux-tu dire ça ? Tu n'es jamais à la maison.
_ Il faut bien payer le traitement de Tom et toutes ces tonnes de calmants.
_ Je ne te le reproche pas. Mais tu n'as pas à me dire comment m'occuper de mes fils. Je souffre autant qu'eux. Il n'y a pas une journée où je ne regrette pas mon choix de lui avoir laissé le sien.
_ Tu as agis comme une mère.
_ Non, comme une égoïste. Je ne voulais pas que mon fils me reproche plus tard d'avoir fait de lui ce que je voulais. Qu'il soit une fille ou un garçon. J'en ai honte, tu ne peux même pas t'imaginer.
_ Je sais très bien ce que tu vis, c'est pareil pour moi. Tu n'étais pas seule à décider. Nous avons fait ses enfants à deux. »


-----Ils se regardaient avec douleur. Voilà à quoi était réduit leur vie ; la colère d'une décision prise il y a de ça quatre ans. D'autres parents auraient pris la décision de faire opérer leur enfants, se souciant peu des conséquences. Et si Tom voulait des enfants ? Et si le corps féminin lui convenait plus que celui d'un homme ? Trop de questions tournaient en boucles dans la tête des époux. La dispute continua, virant sur leur vie de couple qui s'ébranlait. Ils n'avaient plus aucuns contacts, ni même de vie intime. L'histoire s'acheva sur le départ du père et les sanglots de la mère, cachée sous les couvertures.

-----Ils devaient continuer leur vie, avec ou sans leur père. Ils se devaient d'avancer. -----Ensemble.



-----Dans une grande salle froide, un corps reposait sur une table. Tout autour se tenait des sortes d'armoires où se trouvaient des corps sans vie. Harburg portait une blouse blanche et il n'était pas seul. Avec lui se trouvaient trois autre hommes, eux aussi en blouse. L'un d'eux se saisit d'un scalpel et ouvrit d'un geste sûr le ventre du jeune homme. H a n s. Un bruit de chair s'échappait à travers le silence. Il fit une entaille verticale et deux autres horizontales à chaque extrémité de la première. Un fois le ventre mit au jour, une odeur horrible envahit les narines des quatre hommes.

« Mon Dieu ce mec est pourris de l'intérieur. Pas étonnant qu'il soit mort. »

-----Aucune humanité. Rien. Ils ouvrirent plus franchement le ventre. Harburg se pencha et constata les dégâts intérieurs de Hans. Tous les tissus étaient rongés par la gangrène. Seul le f½tus semblait épargné. Un des hommes sectionna le codon de chair et sortit « l'enfant ». Il s'écarta de la table. -----C'était une petit fille. -----Pauvre enfant. Il se dirigea vers le fond de la salle, sur une table se trouvait un bocal. Il l'ouvrit et plaça l'enfant à l'intérieur, noyant le corps sans vie dans un liquide jaunâtre et visqueux. Il y avait une étiquette sur le verre.

Cas oo3-Herm
Descendance o1
14-o9-1993


-----Il se retourna vers Hans. Ils continuèrent leur exploration du corps sans vie. Harburg avait le sang en ébullition devant le manque d'humanisme des autres. Il se donnait déjà lui-même envie de vomir, mais eux c'était pire. Était-il vu ainsi par les autres ? ----- Oui !

-----Le soir il rentra chez lui, jetant sa veste sur le premier fauteuil et se dirigea vers le Bar. Il se servit un verre de Whisky et le but d'une traite. L'alcool lui brûlait la gorge. Son répondeur clignotait, il posa avec nonchalance son doigt sur la touche rouge.

« Marc, c'est Carla. On n'a plus de nouvelles de Toi et de Lila... »

-----Message effacé. Message suivant.

« Marc ! Alors mon vieux, tu me fais faux bon pour le Golf ? J'attends toujours ma revanche, embrasse Lila... »

-----Message effacé. Message suivant.

« Docteur Harburg ! C'est Madame Kaulitz. Il faut que je vous parle de Tom. Les crises sont de plus en plus violentes. Je pense que l'opération est la meilleure des solutions. Je ne veux pas perdre mon fils. Rappelez-moi le plus rapidement possible ! »

-----Marc lâcha son verre qui se brisa au sol. Et voilà, il était à la fois soulagé et blessé. Il allait épargner un jeune garçon de milles souffrance mais sa femme allait en payer le prix. Il ne ramassa pas les bouts de verres, montant juste dans sa chambre, en laissant la nuit et les remords le ronger de l'intérieur.

Dans sa folie, il emporte les sourires innocents des anges.






Sorrow------

# Posté le jeudi 26 juin 2008 18:49

Modifié le mercredi 03 juin 2009 10:44

.Chapitre o3 : « On parle toujours du feu de l'enfer, mais personne ne l'a vu. L'enfer, c'est le froid.».

.Chapitre o3 : « On parle toujours du feu de l'enfer, mais personne ne l'a vu. L'enfer, c'est le froid.».


C h a p i t r e ---o 3


Sur un air de Aqualung




-----Simone se trouvait dans le cabinet du pédiatre. Les jumeaux étaient assis dans un coin de la pièce, jouant avec quelques cubes de couleurs. Bill tendait les objets à Tom qui lui, les empilait pour construire un grand château. Ils échangeaient de tendres sourires et quelques baisers. Bill devait tenir sa promesse, son père devait être fier de lui et son frère, lui, il devait être heureux. Il le cachera en haut de leur donjon, loin des yeux et des mains des hommes. Bill regardait son frère avec la plus grande délicatesse. Même lui pouvait le blesser sans le vouloir. Le petit garçon avança sa main et caressa du bout des doigts la joue de son frère.

« T'es beau mon Tom ! »

-----Un sourire jusqu'aux oreilles, les yeux éclatants d'une brillance subtile. Tom posa lui aussi sa main sur la joue de son frère et d'une petite voix :

« Toi aussi, parce que tu es pareil que moi. »

-----Pendant ce temps là, la mère des jumeaux parlait avec le pédiatre. Elle était tellement nerveuse. Sa décision était un point de non-retour. Une fois l'opération faite, elle ne pourrait pas revenir en arrière. -----Tom deviendrait un garçon et le resterait.

« Êtes-vous bien sûre de vouloir cette opération ?
_ Je veux ce qu'il y a de mieux pour mon fils. Écoutez, j'ai perdu mon mari. Ma famille est partit en éclat. Alors il est hors de question que je perde aussi mon fils. Chaque crise est un peu plus violente et insupportable. Il n'a que quatre ans et connaît plus la douleur que moi.
_ Je comprend Madame Kaulitz et je respecte votre choix. Quand voulez-vous que cette opération ait lieu ?
_ Le plus rapidement possible. Je ne veux pas d'une autre crise, ni d'un traitement supplémentaire.
_ D'accord. »


-----Harburg feuilleta rapidement son agenda. Il réajusta ses lunettes, ses mains étaient moites et son c½ur palpitait à une vitesse affolante. Il avait peur. Il releva la tête et d'une voix qui se voulait calme :

« Dans trois jours, il y a une possibilité. Maintenant il faut que je vous explique en quoi consiste cette intervention. Faites venir votre fils. »

-----Simone appela Tom. Ce dernier tourna légèrement la tête et fixa incrédule sa mère qui le dérangeait dans son activité. Il se leva, suivit de près par Bill. Ils lièrent leur main et avancèrent vers la bureau. Chacun prenant place sur une cuisse de leur mère.

« Tom. Dans trois jours, tu vas venir à la clinique.
_ Encore des trucs avec les machines qui lui font mal
, l'interrompit Bill.
_ Non pas exactement. Nous allons opérer ton frère pour lui enlever le mal qui pousse dans son ventre. On va lui faire un trou dans le ventre...
_ Non !
, intervint encore une fois Bill. Plus de trous, plus de bibis, plus de Docteurs.
_ Mais...
_ Maman, on s'en va. Je veux partir ! »


-----Bill sauta de la cuisse de sa mère et tendit la main à son frère. Tom imita son geste et ils retrouvèrent devant la porte du cabinet. Simone se retourna vers ses fils et haussa le ton.

« Maintenant Bill, tu te calmes et tu reviens ici avec ton frère. On fait ça pour le bien de ton frère.
_ Non parce qu'il va encore avoir mal. J'ai promis à Papa.
_ Bill ! »


-----Le visage du petit garçon se statufia, ses yeux étaient grand ouverts. Jamais sa mère ne lui avait crié dessus, même pas pour le bêtises. Jamais. Tom laissa échapper un flots de larmes silencieuses, apportant automatiquement son pouce à sa main et serrant fortement sa petite main dans celle de son frère. Simone se leva et sépara les deux frères, ordonnant à Bill de sortir attendre dehors. Il obéit, lançant un regard noir au pédiatre. Ce dernier sentant tout son corps se tendre de peur. Ce petit garçon lui faisait autant d'effet que l'homme pour qui il travaillait. Bill sortit de la pièce. Il prit place sur une des chaises qui faisait face à la porte. Ses jambes se balançaient d'avant en arrière sur la chaise et ses mains serraient fortement cette dernière. Il ne lâchait pas des yeux cette planche de bois qui le séparait de son frère, sa moitié. Voilà, il avait froid. Il était seul, il n'avait plus le sourire de son frère. Que lui dirait son père s'il savait qu'il avait laissé son frère seul ? On doit toujours tenir ses promesses.

-----Dans l'autre pièce, Tom était assis sur la chaise qui se trouvait près de celle de sa mère. Il regardait ses petites chaussures noires. Lui aussi balançait nerveusement ses pieds. Il n'écoutait pas le petit discours du médecin, il s'en moquait bien à vrai dire. Pour lui, le plus important se trouvait derrière cette porte. Le reste n'avait pas d'importance, -----pas la moindre.

« Tom, est-ce que tu m'écoutes ? , demanda Harburg.
_ Non ! , répondit-il, honteux.
_ Je t'expliquais ton opération. Celle qui va effacer des douleurs.
_ Pour toujours ? »


-----Il avait presque supplié cette phrase, plongeant son regard dans celui du médecin. Il attendait une réponse positive.

« Oui, mon garçon. Pour toujours !
_ Je vais avoir mal ?
_ Un peu, juste après l'opération. Mais ensuite, tout ceci ne sera plus qu'un mauvais souvenir. Tu pourras vivre normalement. Plus de piqûres.
_ Et les bonbons de couleurs ?
_ Tu devras toujours en prendre.
_ Alors ça sera toujours pareil ! »


-----Simone posa sa main sur la joue de son fils, le caressant avec son pouce.

« Non, tu n'auras plus mal.
_ Quand on prend des médicaments, c'est qu'on est malade. Alors je ne serais pas guérit. En plus je ne comprends même pas pourquoi je suis malade. Même Bill, il arrive pas à m'expliquer. Moi je veux savoir, personne m'explique. Je veux savoir pourquoi j'ai tout le temps mal.
_ Tom, je...
_ Tout le monde ment, tout le temps. Je veux voir Bill.
_ Arrêtes.
_ Non ! Bill ! »


-----Il avait hurlé le prénom de son frère. Il bougeait frénétiquement sur sa chaise, pleurant fortement. Bill était debout derrière la porte, il n'arrivait pas à l'ouvrir. N'ayant pas assez de force pour descendre la clenche. Une femme qui se trouvait près de lui, l'aida. Le garçon entra en courant dans le cabinet et encerclant son frère contre lui. Bill regardait alternativement sa mère et le pédiatre avec toujours cette même colère dans les yeux. Tom se calma doucement. Il été soudainement fatigué, comme à chaque grosse émotion.

« Bill, je veux faire dodo. »

-----La mère des jumeaux s'excusa au près du pédiatre et prit un autre rendez-vous. Harburg lui proposa de venir lui-même à la maison des jumeaux. Ils seront moins dépaysés et Tom n'aura plus peur. Simone gratifia le Docteur d'un large sourire et sortit de la pièce. Tom s'était endormi pendant le voyage, serrant toujours la main de Bill qui lui fixait attentivement sa mère. Elle regarda dans le retro arrière et tomba sur le regard noir de son fils.

« Bill, personne ne veut de mal à ton frère. Il est malade et a besoin de se faire soigner.
_ Mais il a quoi ?
_ On en parlera calmement à la maison mais s'il te plait, arrêtes de m'en vouloir de ce qui lui arrive, je suis autant malheureuse que toi.
_ Je crois pas ! »


-----Elle soupira et reporta toute son attention sur la route. Ils arrivèrent, Simone porta Tom jusque sa chambre, elle le déposa sur le lit, lui enlevant ses chaussures et sa veste. Il semblait si serein, en dehors de la douleur et du mal qui gravitaient en lui. Elle caressait ses petites joues du bout des doigts. Simone remonta le drap sur Tom et déposa un léger baiser sur son front. Bill était devant la porte, une fois sa mère sortit, il s'approcha du lit. Il sortit de dessous l'oreiller un chiffon bleu ; -----le doudou de Tom.----- Et lui mit contre son visage. Tom avait besoin de ça pour dormir calmement. Il disait souvent que ce doudou était un bout de Bill car il sentait comme lui. Bill sortit de la chambre à tâtons et retourna dans le salon où sa mère l'attendait.

-----Elle lui fit signe de venir sur ses genoux. Il lui embrassa la joue et inspira profondément.

« Ton frère n'est pas vraiment malade. Ce n'est pas une maladie comme un rhume ou quelques choses dans le même genre. Il est né avec une différence. Il est un garçon dehors mais en lui, c'est une fille. »

-----Le visage de Bill s'assombrit d'incompréhension. Comment peut-on être une fille et aussi un garçon ?

« Il doit faire enlever le bout de fille qui vit en lui pour ne plus avoir mal.
_ Mais, ce bout c'est Lui. Si on enleve un morceaux de Lui, il sera plus Tom.
_ Si mais Tom sans les douleurs.
_ Pourquoi tu n'as jamais dis la vérité à Tom ?
_ Il était trop petit et il se sent déjà différent de part ses crises. Je suis désolée, vraiment. C'est pour ça que Tom doit se faire opérer, je ne veux plus qu'il souffre.
_ Mais il va continuer à avoir mal dedans son c½ur. Et puis Tom a de la chance, il peut être Maman et Papa. C'est un ange. »


-----Bill souriait, il savait que Tom avait une chose que les autres n'avaient pas. Quelque chose d'unique. Non il ne devait pas retirer ce don. -----La douleur était le prix du Bonheur.----- Celui d'avoir son propre bébé. Il se leva des genoux de sa mère, l'embrassa et monta tout souriant dans sa chambre. Simone ne comprenait pas vraiment mais elle se retrouvait dans son fils. Elle avait eu la même réaction quand elle avait appris l'Hermaphrodisme de Tom. Cette pointe dans le c½ur. Il connaîtra cette joie de sentir en lui grandir un bébé.

-----Tom pourrait trouver une femme pour faire des enfants mais personne ne sait ce que la vie et le c½ur réservent aux homme. Bill entra doucement dans la chambre, dehors le soleil se couchait et les derniers rayons venaient jouer sur le visage de son frère. Il s'approcha et se glissa près de lui. Unissant leur mains.


-----Il faisait nuit, Harburg était assis devant sa télé, encore un verre d'alcool à la main. Sur la table basse se trouvait une bouteille presque vide. L'homme avait le regard vitreux. La téléphone se mit à sonner, il ne décrocha pas.

« Docteur Harburg, c'est la clinique. Votre femme vous attend, l'enfant va bientôt arriver ! A tout de suite. »

-----Il soupira et se leva en chancelant. Il se mit en route vers la clinique, le c½ur battant. Il craignait ce moment depuis la découverte de la maladie de sa femme. Il avait tellement peur qu'elle n'y survive pas. Il arriva enfin, entrant encore dans ce lieu sinistre et sans vie. Il parcourut rapidement les mètres qui le séparaient de sa femme. L i l a. Une femme vint à sa rencontre.

« Bon, l'accouchement est prévu pour demain. Nous vous autorisons à lui parler. Au revoir Docteur ! »

-----Une voix toujours froide. Il poussa la porte doucement. Une femme au ventre très rond était allongée. Endormie. Marc avança près du lit. Lila était une grande blonde, un visage paisible. Cependant depuis qu'elle était tombée enceinte, une maladie c'était prit de son corps. La rongeant de l'intérieur et mettant en danger leur bébé. Elle devait vivre sous médicaments constamment. L a. M y a s t h é n i e. Ces muscles se dégradant peu à peu, dont le muscle cardiaque. Son état était au plus mal et la naissance du bébé ajoutait un danger à la santé de sa femme.

-----Marc prit place sur la chaise voisine du lit. Il saisit la main de son épouse et la serra dans la sienne. Il avait besoin d'elle. Et bientôt il allait se retrouver seul. Pourquoi ? Même son enfant n'était pas sûr de survivre à la naissance. Et pour la première fois depuis longtemps, il s'était laissé aller aux larmes.

-----Jamais il ne fera de mal à un enfant. Même sous la menace, il devait opérer Tom et il le fera, quoiqu'il en coûte. De toute façon, il n'avait plus rien à perdre. Plus rien.


Dans ta plus grande souffrance, tu essaies de faire des sourires avec des larmes.




Sorrow------

# Posté le vendredi 27 juin 2008 15:50

Modifié le jeudi 24 juillet 2008 15:48